Crète



Quand partir en Crête

CrèteIle la plus ensoleillée de Grèce, offrant plus de 300 jours de soleil par an, la Crète présente de forts contrastes climatiques. Le climat est méditerranéen avec des étés chauds et secs sur les côtes septentrionales. L’arrière pays, montagneux, s’apparente plus au type continental. Les côtes méridionales présentent un hiver très ensoleillé avec des orages brefs et un printemps particulièrement doux.
Le beau temps s’installant dès le mois d’avril, la saison touristique commence à Pâques et durera jusque fin octobre. Les mois précédant l’été et la saison la plus chaude sont les plus plaisants pour les randonneurs et amateurs de promenades aussi bien en bord de mer qu’en moyenne altitude. Les mois d’été bénéficient souvent d’un vent agréable (le meltemi) qui modère les ardeurs solaires.
Septembre, pour qui peut en profiter, sera très agréable loin de l’afflux touristique. Il fait toujours beau et la baignade est encore de mise dans une mer douce.

Que voir et que faire en Crète

Cinquième île de Méditerranée après la Sicile, la Sardaigne, la Corse et Chypre. La Crète présente une forme étirée d’est en ouest (250 km sur 60 au maximum pour une périphérie d’environ 1000 km2). Comme la Corse, elle est très montagneuse, le mont Psiloritis culmine à 2456 m.
Abritant officiellement 36 000 000 d’oliviers, la Crète est riche d’un écosystème abondamment diversifié et souvent endémique. Nombre d’animaux particulièrement ne se rencontreront pas ailleurs.
Au-delà de l’importance archéologique que représente la Crète, nombre d’activités sont aujourd’hui accessibles. Devenue depuis quelques années une destination prisée des adeptes de randonnées, (je ne peux pas me résoudre à l’anglicisme “trekking”!) la Crète vous accueillera véritablement au cœur de ses vallées escarpées, ses gorges et ses grottes. La variété des paysages rencontrés ajoutera encore au charme de ces balades qui vous mèneront de la côte vers une oliveraie à travers une gorge étroite brûlée de soleil. L’histoire ne sera jamais bien loin, présente au détour de ruines antiques…
Un chemin de grande randonnée, l’E4, traverse l’île d’ouest en est pour 320 km de marche! A réserver aux amateurs avertis!
Gardez cependant à l’esprit que de telles randonnées ne s’improvisent pas! Un équipement sérieux s’impose, de même que le ravitaillement aussi bien liquide que solide. Et, de grâce, n’abandonnez pas vos déchets derrière vous!
L’une des plus célèbres randonnées descend les impressionnantes Gorges de Samaria, longues de 18 km, peuplées de fleurs sauvages où vous aurez peut-être la chance d’apercevoir la chèvre sauvage: le kri-kri. Vous pourrez aussi vous laisser tenter par celles d’Aradena à condition de posséder quelques petites aptitudes en varappe.
Il est également possible aujourd’hui de plonger, avec cependant des restrictions liées aux sites archéologiques. Il est évidemment interdit de remonter quoi que ce soit et les autorités ne plaisantent pas avec les contrevenants! De toutes façons, il est tellement compliqué de venir avec son propre matériel qu’il vaut bien mieux passer par un club de plongée. Ce ne sont pas les lagons du Pacifique, mais vous y croiserez les habitants habituels des fonds méditerranéens. Privilégiez plutôt le nord-ouest, abrité des vents. Le sud présente de nombreux tombants et quelques grottes.
Les amateurs de plaisirs plus tranquilles et culturels seront ravis de parcourir une multitude de sites archéologiques tels que Knossos à 5 km d’Héraklion, palais Minoen qui aurait été construit pas Dédale, le palais de Phaistos domine la Messara et toise le Psiloritis dans un panorama exceptionnel.
Le Musée archéologique d’Héraklion concentre en son sein tout ce que les chercheurs ont exhumé des palais Minoens. A lui seul, il justifie le passage par Héraklion.

Sans oublier les Monastères multi-centenaires pour certains… A condition d’abandonner la tenue de plage qui n’est absolument pas de circonstances en de tels lieux!
Pour les autres… Et bien les plages magnifiques promettent de douces heures de farniente acharné! Pour n’en citer qu’une, sur la côte ouest, extrémité sud, la plage d’Elafonissi, immaculée, étire paresseusement une eau limpide et peu profonde.
Alors pourquoi crapahuter dans les rochers et traîner parmi les ombres hantées quand il suffit de fermer les yeux et de se laisser bercer par l’air marin et le parfum des oliviers ?
Peut-être pour y soigner ses coups de soleil ?

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