Ouzbekistan



Le climat en Ouzbekistan

L’Ouzbekistan, est un pays d’Asie centrale au relief monotone constitué essentiellement de steppes et de déserts qui sont la conséquence d’une surexploitation des ressources naturelles. Avec ses nombreux pays frontaliers que sont le Kazakhstan, le Turkménistan, l’Afghanistan, le Tadjikistan, il fait partie de la région des « stan », caractérisée par son climat continental très prononcé.
En hiver, la température peut descendre jusqu’à -40°C dans des régions comme le Karakalpakstan, du fait de son exposition aux vents glacés de la Sibérie. En été, elle peut atteindre les 60°C dans le sud du pays, d’où une amplitude thermique journalière qui peut atteindre les 20°C. L’hiver, qui dure de janvier à février, et l’été sont les principales saisons du pays, avec une saison intermédiaire à cheval entre les mois de mai-juin et octobre-novembre où les températures sont plus douces et propices au tourisme. Les plus hauts niveaux de précipitation se situent durant les mois de mars-avril et octobre-novembre. Il est donc important de choisir la bonne période pour visiter l’Ouzbékistan afin de profiter au maximum de votre séjour.

Que voir et que faire en Ouzbekistan

Malgré son grand potentiel, le tourisme n’est malheureusement pas très promu par le gouvernement ouzbek. Bien que l’URSS ait disparu, les choses n’ont pas beaucoup changé et l’Etat a l’œil sur tout ce qui se passe dans le pays. Ainsi, le tourisme est contrôlé par l’Uzbektourism qui encadre toutes les infrastructures.
Malgré cette surveillance active, de nombreuses activités peuvent être pratiquées dans ce pays.
Pour la randonnée, une des pistes les plus fréquentées est celle qui relie Shahrisabz à Samarkand. Les plus téméraires pourront partir à l’assaut du désert, à condition d’apporter une tente et surtout d’être prudent. Même avec l’existence de problèmes frontaliers, les escalades, notamment celle du mont Lénine, sont possibles à la seule condition de faire appel à des tours opérateurs qui organiseront l’expédition. Ils vous proposeront également d’autres activités comme le rafting, le parapente, le canyoning et les sports d’hiver.
La faune locale peut être observée à la réserve nationale de Bala Tugaï, où vivent des cerfs, des loups et même des léopards des neiges.
Pour les férus d’histoire, les villes comme Samarkand et Boukhara leur feront découvrir une multitude de vestiges d’un passé glorieux. A Samarkand, ancienne escale de la route de la soie, il ne faut pas rater les monuments de l’époque timouride et les marchés à ciel ouvert qui vous transporteront vers cette époque légendaire. La mosquée de Bibi-Khanym ainsi que le site de Shahi-Zinda sont également des endroits uniques à ne pas manquer. Lors de votre passage à Boukhara, allez donc voir le Labi-Hauz, le minaret de Kalan ou encore le mausolée d’Ismail Samani, et si vous souhaitez ramener plus que des photos en guise de souvenir, vous aurez l’embarras du choix avec les célèbres tapis de Boukhara.

L’ Ouzbekistan en pratique

Pour séjourner en Ouzbékistan, il faut prévoir un budget d’environ 700 euros par mois et par personne. De plus, dans certaines villes comme Boukhara ou Khiva il faudra changer les devises car certains établissements hôteliers et restaurants refusent les euros. Pour se loger, il faut compter entre 12 euros et 50 euros selon la catégorie et le confort de l’hôtel choisi. Quant à la restauration, les plats les plus simples sont à 5 euros alors que les plats plus raffinés sont à 10 euros le plat. Gérer son budget est nécessaire si l’on souhaite tout voir, et il ne faut pas non plus oublier que l’entrée sur le territoire ouzbek est conditionnée par la possession d’un visa qui est à retirer auprès de l’ambassade de l’Ouzbékistan à Paris.
Les principaux risques encourus dans ce pays sont les maladies et les épidémies. Il est fortement conseillé de mettre ses vaccins à jour, spécialement pour les maladies suivantes : la typhoïde, la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la tuberculose, les hépatites A et B. De nombreux cas de sida et d’autres plus rares de paludisme ont également été recensés. Tout comportement à risque est à éviter et il faut consulter immédiatement un médecin en cas de symptôme suspect. Il est déconseillé de boire l’eau du robinet qui n’est malheureusement pas potable partout. La plupart des établissements hospitaliers ne respectent pas les normes internationales, c’est pourquoi il est plus qu’approprié d’apporter avec soi, une trousse de soins ou mieux encore souscrire une assurance de rapatriement sanitaire. Mis à part les risques sanitaires, la violence et la délinquance ne sont pas à négliger. Depuis 2004, de nombreux attentats ont été enregistrés et bien qu’ils ne visent pas spécialement les étrangers, la prudence est de mise. Certaines zones comme les régions frontalières sont à éviter car les risques d’infiltrations islamistes et d’explosions de mine y sont très élevés.
Pour vos déplacements, sachez que le réseau routier ouzbek est très étendu et couvre une grande partie du pays, mais il est dans un très mauvais état à cause du manque d’entretien. C’est pourquoi il est déconseillé de conduire la nuit et en cas d’accident, prévenir immédiatement la police de la route. Le carburant aussi est difficile à trouver, surtout le gasoil, il faut donc prévoir une réserve. Les transports ferroviaires continuent à être utilisés mais sont à éviter à cause de leur lenteur et des risques élevés de vols et de rackets. Quant aux avions, ceux qui assurent les vols internationaux sont fiables car ils respectent les normes internationales. Ce n’est malheureusement pas le cas de la vieille flotte assurant les liaisons internes, qui manque cruellement d’entretien. Ces petits inconvénients peuvent toutefois être éviter. Bon séjour !

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