Tibet



Quand partir au Tibet

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Ancré au pied de la chaîne himalayenne, le Tibet a toujours été au centre de toutes les fascinations. La plupart du temps, l’image qu’on se fait de ce pays est celle d’une grande étendue montagneuse recouverte de neige. Pourtant, cette image n’est vraie que pour les sommets et les alentours de l’Himalaya. Quant au reste du Tibet, il jouit d’un climat continental très froid et sec avec une subdivision en trois zones climatiques qui sont le Changthang ou Haut Tibet, le Tibet oriental et le Tibet méridional. L’amplitude thermique peut être très élevée car une fois la nuit tombée, les températures deviennent glaciales. Les températures les plus douces commencent au mois de mai et finissent en novembre, qui marque d’ailleurs le début de l’hiver. La pluie tombe principalement en été alors qu’en hiver, le soleil est au rendez-vous. C’est donc à chacun de choisir la période qui lui convient pour s’y rendre.

Que voir et que faire au Tibet

Etant donné son ouverture très récente au reste du monde, le patrimoine historique et culturel du Tibet est très bien conservé. La visite commence par Lhassa, la capitale qui est le berceau de la culture tibétaine et le refuge des dalaï-lamas. Chaque année, de nombreux pèlerinages ont lieu dans cette ville qui émerveillera tous les visiteurs grâce à ses nombreux temples et sanctuaires dont le plus actif est celui de Jokhang, le centre spirituel de la cité. L’un des circuits de pèlerinage les plus fréquentés est celui de Barkhor qui rassemble chaque année des milliers de croyants. Il ne faut pas non plus manquer la visite du palais de Potala, qui est l’un des domaines les plus anciens de Lhassa. La seconde ville du pays est Shigatse qui abrite l’une des plus grandes statues de bouddha faisant 27 mètres de hauteur. C’est là que se trouve le monastère du Tashilhunpo, où vit le panchen-lama qui n’est autre que la seconde autorité du Tibet après le dalaï-lama. Les autres monastères se trouvent à Gyantse et à Sakya. La principale activité touristique du Tibet est le trekking, rendu célèbre par le camp de base de l’Everest, qui est d’ailleurs classé zone protégée. Point de départ de plusieurs pistes de randonnée, il abrite également le monastère Rongphu d’où on peut avoir une vue panoramique unique sur tout l’Everest. Les meilleures périodes pour le trek se situent entre les mois de mai et octobre. Le reste de l’année, les températures sont trop basses et peuvent rendre les sorties très risquées. Le peuple tibétain est constitué par de fervents pratiquants et cela se perçoit dans toutes les formes d’art que l’on peut trouver dans le pays. Quant à la gastronomie, elle n’est malheureusement pas très riche à cause du manque d’ingrédients et la plupart des plats sont faits à base de Tsampa, une farine d’orge mélangée avec du thé et du beurre de yack.

Le Tibet en pratique

Le Tibet n’étant pas très riche, le coût de la vie est relativement bas. La nourriture et le logement sont donc très accessibles. Pour se loger, vous trouverez ce qu’il faut pour environ 3 euros. Les chambres de la classe moyenne sont entre 27 et 50 euros, alors que pour la catégorie supérieure, il faudra prévoir plus de 50 euros. Les plats locaux sont accessibles à partir de 3 euros tandis que les plats gastronomiques coûtent un peu plus de 16 euros. Le principal frein au développement du tourisme tibétain est le coût du billet pour s’y rendre.

Au Tibet, les risques sanitaires ne sont pas très nombreux. Celui qui touche la plupart des touristes est le Mal Aigu des Montagnes ou MAM qui est dû à une mauvaise adaptation du corps à l’altitude. Il faut donc toujours prévoir une bouteille d’oxygène et en cas de complications, descendre à une altitude moins élevée reste la seule solution. Les maladies les plus courantes sont l’hépatite A, la fièvre typhoïde, giardase et toutes les autres maladies causées par un sérieux manque d’hygiène. Faire attention à son hygiène et surtout à ce qu’on mange paraît donc être un minimum. Les autres risques sont l’air froid, la poussière, le soleil et les nombreux chiens errants qui pourraient être atteints par la rage. Il est préférable de faire un bilan de santé et une mise à jour de ses vaccins avant de penser à séjourner dans ce pays. Il faut également être très respectueux des lois surtout celles qui concernent les visas et les « travel permits » pour éviter les ennuis avec les responsables.

Le pays possède un réseau d’autoroutes qui relie les principales villes du pays. Malheureusement l’état de ces routes n’est pas très brillant et cela augmente les risques d’accidents. Il n’est pas rare de croiser des voitures ou des camions qui finissent renversés sur le bas côté de la route. Les chemins de fer sont plus réservés au transport de marchandises et ne sont pas encore pleinement exploitables. Aussi, vous pourrez vous déplacer à cheval, qui est le moyen le plus utilisé dans tout le pays.

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